Sonate

- pour saxophone seul -

Jeanine Rueff

MetaL

- pour deux saxophones -

Bruno Mantovani

Danses Argentines

- pour piano seul -

Alberto Ginestera

*création* (commande en cours du Trio Rogue)

- pour trio deux saxophones et piano -

Compositeur dévoilé bientôt !

1er Trio

- transcription pour saxophones soprano et baryton -

Dmitri Shostakovitch

Street Legal

- pour saxophone et piano -

Roshanne Etezady

G r i s  m e t a l

*** Programme en construction ***

BRILLANCE, ENERGIE BRUTE, VIRTUOSITÉ

Sensible à la dimension poétique créée par la succession de différentes œuvres lors d'un concert, Rogue imagine chacun de ses programmes comme un discours à la trame cohérente et évocatrice. Que le public ressente l'envie d'applaudir entre les différentes œuvres ou seulement à la fin du concert, cela n'a pas d'importance car ce dernier est pensé comme une symphonie dont chaque œuvre serait un mouvement, unique mais intrinsèquement lié aux autres par l'unité de pensée. Jouant sur la géométrie variable de son ensemble, le groupe explore la totalité des possibilités créées par la réunion de ses trois musiciens afin de rendre l'expérience du concert la plus riche possible, du point de vue du public comme de celui des artistes.

​Né en 1987 dans une famille d’artistes, diplômé du CNSM de Paris et lauréat de plusieurs concours internationaux, Tom Grimaud se produit en récital, en soliste, et en musique de chambre. Il est invité par plusieurs festivals et institutions, en France et à l’étranger, dont le festival Chopin à Paris (Fondation Frederick Chopin), la Philharmonie de Novosibirsk en Russie, la Philharmonie de Stockholm, ou encore la Biennale de Venise. Il a également collaboré avec les chœurs de Radio France, ainsi qu'avec l’Orchestre du Capitole de Toulouse et le Toulouse Wind Orchestra.

Il se produit également pour le théâtre, notamment avec la comédienne Lila Janvier avec qui il a créé le spectacle « Fugue pour l’Orage » (texte de V. Maïakovski, musique de D. Chostakovitch).

Il est membre fondateur du Duo Les Mains Symphoniques (avec Anna Jbanova) et du Trio Rogue (avec Paul Lamarque et Antonin Pommel). Depuis 2014 il est directeur artistique associé du Festival des Détours Métaphoniques de St Salvadou.

Tom Grimaud est également engagé sur le plan pédagogique. Depuis 2016 il est Konzertmeister des classes et de l'Académie de direction d'orchestre, dirigées par Maestro Tugan Sokhiev et Maestro Sabrie Bekhirova.

Il est actuellement accompagnateur des classes de cordes de l’ISDAT (Pôle Supérieur de Toulouse).

Saxophoniste passionnément chambriste, Antonin est membre fondateur de l'Ensemble Saxback (sextuor à vents), du Trio Rogue, ainsi que du Quatuor de saxophones Yendo.

 

Lors de ses études au Conservatoire de Paris (CNSMDP), Antonin crée en 2017 la version pour saxophone soprano du Concerto pour flûte de Marc-André Dalbavie après avoir reçu les conseils de  Claude Delangle et David Walter et passe un semestre en échange à l'Université du Michigan (USA) dans la classe de Timothy MacAllister.

L'Ensemble Saxback se produit entre autre en Corée du Sud lors d'une tournée pour les festivals de Jeju (JIWEF) et Daejeon (DCMF) en 2019 et remporte en 2018 le second prix du Concours de Musique de Chambre M-Prize de l'Université du Michigan (USA). Avec le Quatuor Yendo, Antonin enregistre l'album Utópico en collaboration avec Baptiste Herbin et partage la scène avec Émile Parisien. Le Trio Rogue, lancé en 2020, lui ouvre des nouvelles perspectives de part son fonctionnement à géométrie variable.

Il réalise la direction artistique du dernier disque de Nicolas ArsenijevicInveniendi, sorti en juin 2020.

En 2019, L'Orchestre Les Siècles fait appel à lui pour le projet Bataille d'Image, un spectacle unique en collaboration avec la compagnie de danse Mouvoir (Stéphanie Thiersch), créé au Théâtre de Nîmes et produit également en Allemagne. Il tient la partie de saxophone solo dans la Création du Monde de Darius Milhaud avec l'Ensemble Nouvelles Portées pour le festival Saint-Denis en février 2020. Il est régulièrement invité à jouer au Grand Rex de Paris au sein du SPO (Sinfonia Pop Orchestra), et des Orchestres Philharmoniques de Monte-Carlo et Nice.

  • Telemann - Fantaisie pour flûte seule n°1 (saxophone soprano, Paul Lamarque)

  • Berio - Sequenza 7b (saxophone soprano, Antonin Pommel)

  • Scriabine - Préludes 3&4 Op.15 (piano, Tom Grimaud)

  • Chausson - Trio avec piano Op.3 (Saxophone soprano, Antonin Pommel - saxophone baryton, Paul Lamarque - piano, Tom Grimaud)

  • Scriabine - Études n°5 Op.8 & n°1 Op.2 (piano, Tom Grimaud)

  • Berio - Lied (saxophone ténor, Antonin Pommel)

  • Telemann - Fantaisie pour flûte seule n°12 (saxophone soprano, Paul Lamarque)

La structure de ce programme est un palindrome formé par la succession des différents compositeurs (et donc des différentes époques et esthétiques). Il serait tout à fait possible de jouer ce programme dans l’ordre inverse sans qu’il perde ni son sens, ni sa logique

Le concert commence par trois pièces solos d’époques radicalement différentes (baroque, contemporain puis romantique) jouées successivement par les trois membres du Trio. Chaque musicien défend un style, mais les pièces s’enchaînent sans applaudissements et emportent l’auditeur dans des mondes imaginaires contrastés lors d’un voyage dans le temps concentré.

Le cœur du programme est le Trio avec piano op.3 d’Ernest Chausson, originellement écrit pour violon, violoncelle et piano. Véritable œuvre cyclique, son esprit fait écho au palindrome : le matériaux du premier mouvement est développé tout au long du trio : le thème initial finit le quatrième mouvement, après être passé par des états extrêmes lors des quasi 35 minutes du chef d’oeuvre.

Puis, alors que l’opus 3 de Chausson a modifié le climat de la salle, s’opère pour l’auditeur un doux retour en arrière, malgré le fait qu’il se dirige vers la fin du concert. Nous réécoutons Scriabine au piano seul, mais cette fois-ci dans des études, puis Berio, duquel l’énergique Sequenza laisse place au Lied joué au saxophone ténor, et nous finissons comme nous avons commencé, par Telemann et sa dernière Fantaisie pour flûte seule joué au saxophone soprano.

 

Le concert se termine, le palindrome est complet, le public n’est que traversé.