la voix du romantisme français

Vincent D'INDY  -  Emmanuel CHABRIER  -  Charles KŒCHLIN  -  Ernest CHAUSSON

Le saxophone est inventé à Paris en 1846 par un proche ami d'Hector Berlioz, Adolphe Sax. Ce dernier fait composer des œuvres pour faire découvrir sa création au monde musical de l'époque. Ainsi, Jules Demersseman, Jean-Baptiste Singelée et d'autres amis se prêtent au jeu. Mais c'est Ambroise Thomas (directeur du Conservatoire de Paris qui nomma Sax professeur de saxophone au sein de l'institution), George Bizet et Jules Massenet qui lui donnent sa première voix auprès du grand public : de magnifiques solos à l'opéra respectivement dans Hamlet, L'Arlésienne et Werther.

 

On peut dire que le saxophone est en quelques sortes la voix du romantisme français et qu'il connu par la suite le même sort que cette période : instrument un peu oublié, un peu dénigré et occulté par le succès du romantisme allemand, dans lequel il est justement sans voix...

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Adolphe Sax (1814 - 1894)

Prêtons l'oreille à la façon dont les compositeurs français de la deuxième moitié du 19ème siècle ont écrit pour le saxophone. Lyrisme, mise en valeur de la chaleur de la sonorité tout comme de la virtuosité spectaculaire dont est capable l'invention de Sax.

Écoutons "La voix du romantisme français" avec la Sonatine N°2 pour saxophone soprano Op.194 de Charles Kœchlin, le Choral Varié pour saxophone alto Op.55 de Vincent d'Indy, la Bourée Fantasque pour piano seul d'Emmanuel Chabrier. Pour terminer ce programme, nous mettons une lumière nouvelle sur le chef d'œuvre d'un des plus romantiques des français, Ernest Chausson, et son Trio Op.3.